Gorillaz va faire trembler les murs

Un faux groupe qui n'aurait pas existé sans la présence du groupe Elastica. Come again ?

Gorillaz se produira sur le podium de Rock Werchter le jeudi 5 juillet 2018!

Gorillaz, un groupe du virtuel au réel

Gorillaz, un groupe du virtuel au réel © EPA

L'histoire est la suivante : Damon Albarn (le chanteur de Blur) et Jamie Hewlett (dessinateur de bandes dessinées) se rencontrent en 1990 lorsque Hewlett interviewe le groupe pour le compte d'un magazine de BD. Cela aurait pu en rester là, sans imaginer que quelques années plus tard, les compagnes de Damon Albarn et de Jamie Hewlett évolueraient au sein du même groupe : Elastica. Les deux hommes deviennent proches et un soir, en regardant la chaîne MTV, leur vient l'idée de fonder un groupe virtuel.Selon leurs propres termes, la musique qu'ils entendaient et les interviews qu'ils voyaient à la télévision étaient « d'un ennui profond ». Convaincus de pouvoir faire beaucoup mieux (et surtout d'être beaucoup plus créatifs), ils se lancent dans l'aventure. Nous sommes en 1997. Hewlett et Albarn commencent par baptiser leur projet Gorilla, enregistrent de nombreuses démos et signent un contrat chez Parlophone. Le mystère est longtemps resté entier quant à l'identité des membres du groupe. Des rumeurs évoquaient l'implication d'Albarn, mais celui-ci démentait avec force et affirmait avoir entendu que Dan the Automator (un producteur de hip-hop américano-japonais) était le cerveau de Gorillaz. Qui que ce fut, le mystère était total et lors du premier concert, le public n'a vu qu'un groupe virtuel : des personnages en 2 dimensions, Noodle, Murdoc Niccals et Russel Hobbs. Les véritables musiciens jouaient derrière un écran et ont longtemps gardé cette habitude. Leur premier album « Gorillaz » sort en 2001, suivi par « G-Sides » (une compilation de faces B) et « Laika Come Home » (un album de remix). Les deux compères ne chôment pas et « Demon Days » sort en 2005, peu avant « D-sides » qui reprend des démos, remix et bonus issus de l'enregistrement de « Demon Days ». Chose amusante : Albarn jure après chaque parution d'album qu'il s'agissait du dernier, sans pouvoir tenir parole. Mais chassez le naturel, il revient au galop : en 2007, « Journey to the West » voit le jour (incluant notamment un incroyable cirque-opéra) et en 2010, le groupe propose « Plastic Beach ». Et ce n'est pas tout puisque 2011 est l'année de « The Fall » et que « Humans » sort en 2017. Gorillaz est donc loin d'être dans les cordes.

Un groupe spécial, car...

Un groupe spécial, car... © EPA

Des personnages de dessin animé en chair et en os

Jamie Hewlett et Damon Albarn prennent leur groupe très au sérieux, plus qu'eux-mêmes. Comment expliquer sinon qu'ils aient créé pour chacun de leurs personnages une courte biographie ? Noodle, le bassiste, est ainsi né au Japon et est entré dans le groupe dans un container FedEx le lendemain de la publication d'une annonce pour trouver un guitariste. Il existe même une véritable autobiographie des membres du groupe intitulée « Rise of the Ogre ».

Groupe 2.0

Gorillaz est de loin un immense précurseur. On pourrait même le qualifier de visionnaire. Aujourd'hui, nous faisons peu de cas de la diffusion d'un hologramme de Tupac Shakur sur le podium, mais à l'époque, un groupe virtuel était malgré tout une révolution. En effet, comment gérer les interviews par exemple ? Ou les interventions dans des talk-shows ? Gorillaz a rapidement trouvé la solution : tout se déroulerait sur le Web 2.0. Lors de messages publiés sur la toile, les membres du groupe annoncent à leurs fans qu'ils ne peuvent assister à la cérémonie de remise des awards, Murdoc Niccals a sa propre page sur Facebook et des sessions de discussions en ligne sont organisées avec le groupe.



Aujourd'hui, le groupe évolue dans le monde réel

Alors qu'avant, les membres du groupe se tenaient à l'arrière-plan, laissant la part belle aux héros virtuels, la donne a quelque peu changé aujourd'hui : Gorillaz est devenu un groupe à part entière et les animations sont reléguées au second plan.



3 raisons incroyables d'aimer Gorillaz

Cette chanson a aujourd'hui 18 ans, mais on ne se lasse pas de l'entendre. Et son clip est devenu un classique.



À quoi ressemble Gorillaz avec des héros virtuels ? Plutôt impressionnant et aussi un peu étrange. Découvrez-les ici en live lors des MTV EMA's



La magnifique « On Melancholy Hill », en direct. Pas de personnages, pas d'effets multimédias, juste un groupe qui montre qu'il peut aller « nu » à l'essentiel : faire de la musique.



N'hésitez pas à les découvrir, vous allez adorer

Tous ceux qui ont déjà assisté à un concert de Gorillaz savent que c'est toujours une immense fête. D'accord, les animations n'épatent plus autant qu'autrefois, mais Albarn et les siens proposent toujours un spectacle exceptionnel qui reste gravé dans les mémoires. À l'avant ! Gorillaz a déjà collaboré avec tellement de stars, qu'on ne sait jamais qui sera sur le podium. De La Soul ? Possible, comme avec David Letterman. Ou la fois où ils ont embarqué Noel Gallagher et Jehnny Beth (Savages) chez Graham Norton ? Ou Snoop Dogg? Il y a toujours des surprises !

Gorillaz. Des hommes, pas des dos argentés

Le répertoire de Gorillaz contient tellement de succès que ce serait mentir à sa réputation de n'en citer que quelques-uns. Mais bon, voici malgré tout un florilège : Saviez-vous que Gorillaz avait réalisé un opéra ? Monkey, Journey to the West. Les initiateurs étaient Albarn, Hewlett et un producteur de théâtre, Chen Shi-Zheng. Quarante-cinq acrobates chinois, des moines Shaolin et le groupe cynobritannique Music Ensemble. Rien que ça !



De véritables acteurs tiennent les rôles des héros virtuels. Qui sont-ils ?



Albarn et Hewlett en sont deux majeurs. Mais vous le saviez déjà. Si vous avez envie d'entendre parler de ce groupe, du Brexit (eh oui) et de leur dernier album « Humanz », c'est par ici :

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